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Chansons écrites par nous ou d'autres

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À la Guerre
air : Malbrougt s'en va-t-en guerre, septembre 2001

George Bush s'en va-t-en guerre
Il se prend pour le maitre de la terre
George Bush s'en va-t-en guerre
En guerre d'Afghanistan (bis)

Il va tuer des femmes
Déjà que l'embargo les affame
Il va tuer des femmes
Et des petits enfants (bis)

Il paraît que ça mène
Le pétrole est au prix de la haine
Il paraît que ça mène
A la démocratie (bis)

Moi j'crois que ça nous mène
Terrorisme d'états de la haine
Moi j'crois que ça nous mène
A la voyoucratie (bis)

Quand est-ce que l'on s'arrête
Faudra-t-il attendre que ça pète ?
Quand est-ce que l'on s'arrête
De croire en leurs conneries (ter)

Dans le coeur de nos ville
air : dans le port d'Amsterdam de Jacques Brel, octobre 2003

Dans le coeur de nos villes,
Trop de gens qui se meurent,
Sans amis, loin des leurs
Sans aucun domicile ;
Dans le coeur de nos villes,
Clandestins, sans-papiers
Traînent sur les pavés
Leur désespoir, livides.
Dans le coeur de nos villes,
La foule de chômeurs
Espère encore l'heure
D'un ciel qui s'illumine ;
Dans le coeur de nos villes
Les précaires s'entassent
Rêvant, de guerre lasse,
À des jours plus faciles.

Dans le coeur de nos villes,
Les gros bourgeois s'engraissent,
Et sans honte ils encaissent,
Brisant les plus fragiles ;
Le clinquant, le prestige,
La thune, ils les étalent,
Et se foutent pas mal
De ceux qui agonisent.
Ils se croient généreux,
Si des fois ils extirpent
De sous leurs belles fripes
La pièce aux miséreux ;
Sous leurs masques blafards,
Se cachent des cafards,
Pleins de haine, roublards,
Amassant des dollars.

Dans le coeur de nos villes,
S'affairent les politiques,
Arrogants, hypocrites,
Arrivistes et serviles ;
Ils se disent intègres,
Mais s'accrochent au pouvoir
Comme des charognards,
Préservant leur carrière.
Ils s'allient la justice
Pour mieux gruger le fisc,
Puis cajolent les flics,
Les patrons et les riches.
Dans ces temps de grisaille,
Cet amas de racailles
Nous vident les entrailles,
Puis vont faire ripaille.

Mais au coeur de nos villes,
Loin de cette vermine,
Des îlots se dessinent
Où l'on trouve un asile.
On y parle, on s'active,
On s'entraide, on ravive
Les rêves d'abolir
Les états, les empires ;
Dans la chaleur des fêtes,
On retrouve l'espoir
De voir le rouge et noir
Flotter dessus nos têtes,
Alors, la rage au coeur,
On pousse une gueulante,
Pour qu'enfin sonne l'heure
De lendemains qui chantent.

Dans le coeur de nos villes,
Dans le coeur de nos villes .....

L'autogestion, la seule solution
air : Amstrong de Claude Nougaro, juin 2003

Sarko rime avec facho
Pas très rigolo
Raffarin avec gredin
Ça devient malsain
Et puis Darcos, Fillon, Ferry
Tous, tous,
Tous de la chienlit
Et nous, trop mous
On s'noie dans la boue.

Le Pen doit se fendre la poire,
Ils triment pour lui.
A nous de changer l'histoire,
Sinon on est cuits.
Alors tous dans la rue, luttons
Pour, pour,
Pour vivre nos passions
Ce monde crado,
Il fait froid dans l'dos.

Le capital dans l'école
Arrive au galop.
Stoppons-le, s'il caracole
Nous s'ront des robots.
L'éducation doit nous mener
Vers, vers,
Vers la liberté,
Et surtout pas
Vers le salariat.

Les socialos, ça fait rire
Se montrent au balcon.
Pourtant c'est eux qui pondirent
Toutes les fondations
De ces réformes que nous gerbons.
Rien, rien
Rien que des poltrons,
C'en est fini
D'leur hégémonie.

Les syndicats, comme toujours
Préparent la magouille.
Faudrait-pas, c'est leur discours,
Qu'la base se débrouille.
Ils vont, c'est sûr, faire demi tour
Gare à tout' cette bande de vautours.
Pas d'option,
L'autogestion,
La seule solution.

Aux marches d'la Préfecture
air : Aux marches du Palais 1730, mars 2001

Aux marches d'la Préfecture (bis)
Y a une tant belle file lon la (bis)

Dès quatre heures du matin (bis)
Hommes et femmes attendent lon la (bis)

Ce sont des exilés (bis)
Venus faire leur demande lon la (bis)

La France, si tu voulais (bis)
Nous vivrions ensemble lon la (bis)

Carmagnole des Chômeurs

Les socialistes avaient promis (bis)
du fric et du travail aussi (bis)
Mais ils nous ont menti
ils servent les rentiers
Voilà qu'il y en a marre
vive le son vive le son
Voilà qu'il y en a marre
vive le son de l'explosion
Ah ça ira, ça ira, ça ira !
la bourgeoisie rose à la lanterne
Ah ça ira, ça ira, ça ira !
comme la droite on la pendra !

Tous les chômeurs ont pour amis (bis)
tous ceux qui vivent de leur travail (bis)
Mais ils ont pour ennemis
les boîtes d'insertion
qui exploitent notre misère
Insoumission ! insoumission !
Qui exploitent notre misère
et manipulent l'opinion
Ah ça ira, ça ira, ça ira !
tous les commerçants de la souffrance
Ah ça ira, ça ira, ça ira !
dans leurs villas on les brûlera !

Non les chômeurs n'ont pas besoin (bis)
ni de tuteurs ni de conseils (bis)
Ils veulent du travail
et surtout le partage
Partage des richesses
et du travail et du travail
Partage des richesses
et du travail également
Ah ça ira, ça ira, ça ira !
la bourgeoisie rose à la lanterne
Ah ça ira, ça ira, ça ira !
comme la droite on la pendra !

Les chômeurs et les précaires
air : la jeune garde

Refrain :
Prenez garde ! Prenez garde !
Vous les banquiers, les financiers, les gavés, et les curés
V'là les chômeurs,
V'là les précaires,
Qui descendent sur le pavé.
C'est la lutte finale qui commence
C'est la revanche de tous les meurt-de-faim
C'est la révolution qui s'avance
Et qui sera victorieuse demain.
Prenez garde ! Prenez garde !
V'là les chômeurs et les précaires !

Enfants de la misère,
Chômeurs et précaires en colère,
CES, stages ou RMI,
Nous n'sommes pas pour autant soumis.
Nous combattons pour la justice,
Nous n'voulons plus d'boulot factice,
Nous ne voulons plus de promesses.
Nous voulons l'partage des richesses.

Comme de bien entendu
décembre 2000

Il bouffait d'l'OGM, comme de bien entendu.
Ça lui posa problème, comme de bien entendu.
Prions donc pour ses gènes, comme de bien entendu.
L'expert lui a dit qu'c'était pas son problème, comme de bien entendu.

Il planta plus de graines, OUAIS, comme de bien entendu.
Ça lui posa problème, OUAIS, comme de bien entendu.
La nature devint blême, OUAIS, comme de bien entendu.
L'expert lui a dit : « Vous nous d'vez 3 millions, comme de bien entendu.

Faut plus de production, comme de bien entendu.
La santé, on s'en fout, comme de bien entendu.
Nous, on veut les gros sous, comme de bien entendu.
Et on va te brev'té jusqu'au trou du cul, comme de bien entendu ».

Contre les lois sécuritaires
air : Ay ! Carmela, décembre 2002

Jospin, Sarko, Raffarin
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Sont des hommes à combattre
Ay Carmela, Ay Carmela

Ils ont choisi de pondre
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Toutes ces lois qui nous confondent
Ay Carmela, Ay Carmela

Ils ont juré d'abattre
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Emmigrés et SDF
Ay Carmela, Ay Carmela

Que font les socialistes ?
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Ils approuvent, ils sont complices
Ay Carmela, Ay Carmela

Honte à ceux qui choisissent
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Cet univers d'injustice
Ay Carmela, Ay Carmela

Ces lois sécuritaires
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Il faut toutes les foutre par terre
Ay Carmela, Ay Carmela

Si nous les laissons faire
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Plus de monde solidaire
Ay Carmela, Ay Carmela

Il est grand temps de dire
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Que nous voulons vivre libres
Ay Carmela, Ay Carmela

Sans caméra dans le dos
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Sans flic pour bien faire dodo
Ay Carmela, Ay Carmela

On veut flâner dans les rues
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Sans keuf qui nous colle au cul
Ay Carmela, Ay Carmela

Se boire quelques petits coups
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Sans se retrouver au trou
Ay Carmela, Ay Carmela

Pouvoir parler sans entraves
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Sans passer au tribunal
Ay Carmela, Ay Carmela

Pour une vie qui nous ressemble
Boum, Badamoum, Badamoum, Bam-bam
Réagissons tous ensemble
Ay Carmela, Ay Carmela

Court texte contre la vidéo-surveillance
air: Aux Champs-élysées, mars 1999

Dans tout Montpellier (bis)
Au boulot, au MacDo,
sur la place de la Comédie
On est toujours espionné
à Montpellier

Courts textes contre le chômage
manifs des chômeurs en janvier/février 98

sur l'air de Le travail, c'est la santé
Répartition des richesses
Plus personne dans la misère
Plus d'apparts inoccupés
Ni de gens dehors

sur l'air de J'ai la rate qui s'dilate
Ouviers précarisés
Immigrés chartérisés
Les chômeurs clochardisés
On n'est plus au moyen-âge
On exige le partage

sur l'air de Aye Carmela
Les chômeurs en colère (bis)
Boum badaboum badaboum bam bam (bis)
Ras l'bol de la misère (bis)
Aye Carmela, aye Carmela (bis)
Tous dans la même galère  (bis)
Boum badaboum badaboum bam bam (bis)
Salariés solidaires (bis)
Aye Carmela, aye Carmela (bis)

sur l'air de La Carmagnole
Le gouvernement avait promis (bis)
De réduire la fracture sociale (bis)
Mais ils nous ont mentis
Nous virent à coup de matraque
Dansons la Carmagnole
Vive le son, vive le son
Dansons la Carmagnole
Vive le son de l'explosion
Ah, ça ira, ça ira, ça ira
Tous les technocrates à la lanterne
Ah, ça ira, ça ira, ça ira
Tous les technocrates, on les pendra

Courts textes de Ras l'Front Toulouse
milieu des années 90

sur l'air de Da dou ron ron
Contre Le Pen
Faut s'mobiliser
C'est un danger pour nos libertés
Facho, raciste
Macho, antisocial
Le Pen casse-toi toi
Le Pen casse-toi

Oui à l'égalité,
Oui Solidarité
Nos à tes idées fascistes
Le Pen casse-toi toi
Le Pen casse-toi

sur l'air de Les amants
Refrain:
Comment ne pas perdre la tête
avec cette France fascisée
Le Pen, "les Mégrets" et ses chevaliers
La démocratie en danger
Nous sommes vigilants
D'la liberté nous sommes les garants
Nous la défendons
Dans l'unité nous gagnerons

Nous autres citoyens en colère
Tous unis dans la rue
On dit non aux idées de le Pen
L'égalité, c'est notre but

Toulon, Marignane et Vitrolles
Et Orange, c'est la haine
Quand le fascisme montre son nez
les lois racistes sont appliquées

Contre les fascistes il faut faire front
Tous ensemble dans la lutte
Aujourd'hui et demain dans la rue
Contre Le Pen et toute sa clique

sur l'air de C'est un Mauvais garçon
C'est un mauvais garçon
Une tête de cochon
Un sale fasciste
Nous prend pour des cons
Avec son programme bidon

C'est un méchant p'tit gars
Qui fait du dégât
En démocratie ee
Le Pen, ne croit pas que ça va durer
On en a assez

Nous les pauv'gars, nous ne sommes pas aimés
Du front national qui nage hors la loi
Il faut avoir pour être à son goût
Le profil bas et le cerveau mou

Et dans les villes qu'il gouverne
Il ne répand que la haine
Vu la façon dont ces villes sont gérées
Il y a de quoi l'éradiquer

sur l'air de Milord
Refrain :
Allez, le Pen, casse-toi
Nous, on veut pas de toi
On veut l'égalité
Français et immigrés

Qu'l'avort'ment soit un droit
Que l'on ait tous un toit
Et aussi un emploi
Ensemble, on gagnera

Pas d'France à la Mégret
Pas de chasse aux sans-papiers
Face à tes troupes armées
On sera toujours là

Dans leur sac de socialo
air : L'Harmonica des Naufragés, janvier 2001

Dans leur sac de socialo
Ils ont mis ce qu'ils croyaient de plus beau
Une dose de perfidie
Et tout l'argent de leurs amis
Une liste de bonnes promesses
Des gorilles accrochés aux fesses
Ils y ont mis tout le pognon
Dont l'contribuable avait fait don

REFRAIN : Arriveront les élections
Ils nous prendront encore pour des cons
Pour rafler les électeurs
Ils nous f'ront croire qu'ils ont du coeur

J'ai rencontré un nazi
Qui m'a parlé de son beau pays
Tout le monde était gentil,
Pas très pensant mais très soumis
Il m'a dit que c'était l'meilleur
Que j'devais pas avoir peur
Quand ils auront tout le pays
On ne restera qu'entre amis

REFRAIN

Et moi dans mon sac à dos
Je ne m'encombre pas de ragots
Je n'y mettrais que mon coeur
Le casse-croute que m'a fait ma soeur
Pour ce qui est de leur connerie
J'y mettrais y a pas d'souci
Une bombe de peinture
Pour écrire partout sur les murs.

REFRAIN

Ils ont voté et puis après

Il fallait les voir ce soir-là
Ces socialistes très bon teint
Voter pour faire du social
comm' un boulanger fait son pain
Ils ont élu pêle-mêle
Quelques chômeurs intéressés
et des menteurs à la pelle
Et deux ou trois manipulés

Ils ont voté, et puis après ?
Ils accueill'ront, méthodiques
Quelques chômeurs fort égarés,
En feront des statistiques
Afin de mieux les contrôler
Madame, Monsieur qu'êtes-vous ?
Chômeur de très longue durée
Ou bien malades ? Ou bien fous ?
Ou seulement handicapés ?

Ils ont voté, et puis après ?
Si telle est votre galère
Il faudrait vous stériliser
Car la société ne peut guère
tolérer la diversité
Car ce n'est pas qu'ils soient fascistes
Mais xénophobes seulement
Un tantinet eugéniste
Pas de voisin trop différent

Ils ont voté, et puis après ?
Un atelier colliers de nouilles
Un repas pour les ventr' à pattes
Il faut occuper les fripouilles
Et leur donner quelques patates
Il faut justifier son salaire
Fair' tourner la pompe à fric
Et bien observer les précaires
en informant la République

Ils ont voté, et puis après ?
Dans un monde libertaire
le cul vissé dans leurs fauteuils
Je ferai à ces gestionnaires
fumer les fiches de l'accueil
Et puis attachés à leur grille
sans ironie ni dérision
Ils raconteront graciles
les méandres de leurs passions
Professionnels de l'exclusion !

Je chôme
air : J'suis snob de Boris Vian, novembre 97

Refrain:
Je chôme, je chôme
Ca fait longtemps que j'chôme
Y'en a qui se tuent au turbin
Pour faire des trucs qui servent à rien
Et moi, je fais d'la politique
Pour casser tout'c'trafic
Je chôme, je chôme
Tous mes amis aussi, et demain toi aussi

Chemise de Tati
Chaussures marché noir
Blouson de récup'
Et vieux futal à 5 balles
Avec des copains, on tient une assoc :
"De la tune pour tous
Du boulot pour ceux qu'en veulent"
On a un réseau
d'échanges, c'est gratuit
du fric, y en a pas
On se paye avec des prunes
J'prenais du Prozac
Mais j'ai arrêté
J'préfére gueuler
Ca fait du bien, c'est moins cher

J'm'ballade à pied
J'bouffe pas d'ortolans
Je jette pas grand-chose
C'est vrai, j'suis devenu écolo
Mon appartement est vraiment charmant
L'compteur est bloqué
Les fauteuils sont sous scellés
J'vais pas au ciné
J'ai pas les moyens
Comme j'ai beaucoup de temps
J'fais du théâtre, j'écris des chansons
J'avais la télé
Mais ça m'énervait
J'l'ai retournée
D'l'aut'côté, c'est plus reposant.

La java de Bouche en Blair
air : La Java des bons enfants, février 2003

Au QG d'la Maison Blanche,
Deux hommes, sur l'Irak se penchent
Le Père Bush et son pote Blair
Nous préparent une jolie / guéguerre

Ils veulent liquider Saddam,
Qu'il tombe raide sous l'macadam
Nous jurant qu'c'est un loup noir,
Alors qu'ils zieutent tout son / or noir.

Sûr qu'Hussein n'est qu'un tyran,
Mais Bush, pas blanc pour autant,
Ils nous prennent tous pour des cons,
À leur Guerre, NOUS DISONS NON.

Et tous ces enfants d'Bagdad,
Qui ne cherchent que rigolade,
Bientôt pâles sous les décombres,
Bush creusera encore des tombes.

Se croient-ils les rois du monde ?
Pour ainsi jeter leurs bombes,
Nous voulons vivre autrement
A bas leur pouvoir op / primant.

Sûr qu'Hussein n'est qu'un tyran,
Mais Bush, pas blanc pour autant,
Ils nous prennent tous pour des cons,
À leur Guerre, NOUS DIRONS NON.

Au QG d'la Maison Blanche,
Deux hommes, sur l'Irak se penchent
Le Père Bush et son pote Blair
Nous préparent une jolie / p'tite guerre

Au QG d'la Maison Blanche,
Deux hommes veulent leur p'tite revanche
Ne rentrons pas dans leur jeu
Dénonçons tous leurs vils enjeux.

Je vous salue Fratrie
air : La Prière de Georges Brassens, décembre 97

Par la Kalachnikov et le fusil M16
par nos livres d'Histoire qui parlent de victoires
et de joyeux soldats en marche vers la gloire
alors que dans les guerres il n'y a que des perdants
par ces grands imbéciles qui criaient "à Berlin"
Je vous salue Patries

Et par la Der des Der qui fut pas la dernière
par l'acier des canons qu'un curé a bénis
par ces millions de morts, fauchés dans leur jeunesse
par ces peuples ruinés, par ces bourgeois nantis
par l'impôt qui nous saigne pour l'industrie de guerre
Je vous salue Patries

Par les instituteurs qui enseignent à leur classe
l'égalité des peuples et l'amour de la paix
par l'olivier planté, par le champ moissonné
par le berceau construit par l'habile ouvrier
par l'enfant qui découvre un monde émerveillé
Je vous salue Fratries

Par le vieillard serein qui laisse à ses enfants
un monde un peu plus beau aux frontières effacées
un moulin à finir, des fruits à récolter
par l'esprit éclairé des sciences enseignées
par l'humain libéré du joug du capital
Je vous salue Fratries

Laisse l'OGM
air : Laisse Béton de Renaud, décembre 2000

J'étais tranquille, j'étais peinard
J'mangeais mes épinards
Le type est entré dans l'café
Avec un coup d'prion dans l'nez
Puis il s'est approché de moi
Puis il m'a regardé comme ça
T'as du fric, mon type, faut que j'te l'pique
Faudra qu'tu bouffes de l'OGM
Car maintenant y faut qu'tu aimes
J'vais t'apprendre un jeu rigolo
A coup d'campagnes pour gogo
Ca me f'ra un paquet d'oseille
Moi j'lui ai dit, laisse béton

M'a filé son soja
j'ai dit qu'j'en voulais pas
Y m'a filé son blé
J'lui ai tout dégueulé

J'étais tranquille, j'étais peinard
Accoudé au comptoir
Le type est entré dans le bar
Protégé par deux malabars
puis il s'est approché de moi
puis il m'a regardé comme ça
ta bibine sans dioxyne, ça m'déprime
j'vend des centres d'incinération
à tes politiciens marrons
ça nous fait un paquet d'biftons
et toi ta dose de pollution
tu sais qu't'auras jamais raison
moi j'lui ai dit, laisse béton

m'a filé une centrale
j'ai crié au vandale
m'a filé un procès
j'en ai eu pour mes frais

La morale de c'te pauvre histoire
C'est qu'pour manger sans s'faire avoir
Y faut qu'tu t'mettes à regarder
Si ta bouffe n'est pas trafiquée
Quant à la fin d'une chanson
Tu sens monter l'indigestion
Faut avoir d'l'imagination
Pour pas vomir sur leur pognon

Laissez rester les Sans Papiers
air : les petits papiers, Nîmes 18.03.2000, à l'occasion du Carnaval pour le droit à la différence

Laissez passer Les Sans Papiers
Les clandestins, Papiers chagrins
Les réfugiés, Papiers rêvés
Et pour la vie

Laissez rester Les exilés
Venus d'Asie Ou d'Algérie
Venus chercher D'l'humanité
Chez les français

N'expulsez pas Les Sans Papiers
Les étrangers, Les immigrés
Le droit du sol, Le droit du sang
C'est consternant

Laissez partir Dans un charter
Les m.n.r Et jorg heider
Sans oublier tous les f.n
Facteurs de haine

Monsieur pasqua, Papiers cacas
Monsieur debré, Papiers WC
chevènement Et puis vaillant
Vous emmerdez

(nouveau couplet par la chorale)
Les droits de l'homme sont bien français
Surtout ne l'oubliez jamais
Enfin faites respecter le droit
Plus d'cas par cas

(nouveau couplet par la chorale)
Messieurs Jospin et Constantin
Vous pouvez dès demain matin
Cessez d'les traiter comme des chiens
Ils sont humains

Accueillez tous Les Sans Papiers
De la plac', Il y en a assez
Fraternisons, Réagissons
REAGISSEZ

Lettre au miraculé de la république
air : le Déserteur de Boris Vian, assises locales de soutien aux sans-papiers, à St Martin d'Hères, le 23 janvier (source : Inter-Peuples ; Bulletin du CIIP de Grenoble)

Monsieur Chevènement, je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être, si vous avez le temps
Voici en commençant, mes voeux les plus sincères
Pour gagner votre guerre en bon convalescent.
Vous êtes le miraculé, essayez donc le doute
Changez un peu de route, envers les sans-papiers.
C'est pas pour vous fâcher, il faut que je vous dise
Que ce dossier s'enlise faute d'humanité.

Je suis venu chez vous, six années en arrière
Contraint par la misère qui sévissait chez nous
J'étais plein d'espérances, j'écoutais mon grand-père,
Qui avait fait la guerre, pour libérer la France.
J'ai fait plusieurs boulots, payés au lance-pierres
A l'usine, à la terre, j'ai connu bien des maux
Mais je gardais au coeur, tout au long des jours sombres
Et des pépins sans nombre, l'espoir des jours meilleurs.

Puis, j'ai appris un jour que ma terre d'asile
Rendrait bien plus facile un titre de séjour
Qu'il suffisait d'aller dans une préfecture
Avec des preuves sûres et beaucoup de papiers.
J'y suis allé confiant et j'ai tout révélé
De mes activités, de mes antécédents.
Mais quelques mois après, on m'a dit (c'est énorme !)
Que j'étais hors des normes, que j'étais refusé.

Monsieur Chevènement, dans votre circulaire
Que je ne connais guère, comme beaucoup de gens
Paraît que vous fixez des conditions très dures
Pour ouvrir l'aventure d'être régularisé.
Pour sortir du pétrin il serait raisonnable
De croire les gens capables de partager le pain
Il serait plus humain d'ouvrir les coeurs, les villes
A ces soixante mille qui demandent en vain
A ces soixante mille qui attendent en vain
A ces soixante mille qui espèrent sans fin.

Loto, chômage, Prozac
air : Aye, Carmela !, printemps 97

Les grattes-grattes prolifèrent (bis)
Stop, y'en a marre, y'en a marre, fini (bis)
Fini d'se laisser faire (bis)
plus de loto, plus de loto (bis)

Toujours les mêmes à la télé
Stop, y'en a marre, y'en a marre, fini
Fini d'se laisser faire
Parole à tous, parole à tous

Nos murs couverts de pub
Stop, y'en a marre, y'en a marre, fini
Fini d'se laisser faire
Dessinons tous, dessinons tous

Apparts vides par milliers
Stop, y'en a marre, y'en a marre, fini
Fini d'se laisser faire
Réquisition, réquisition

Prozac contre chômage
Stop, y'en a marre, y'en a marre, fini
Fini d'se laisser faire
Réveillons-nous, réveillons-nous

Des gadgets par milliers
Stop, y'en a marre, y'en a marre, fini
Fini d'se laisser faire
Grand débarras, grand débarras

Vive le travail choisi
Stop, par chacun, par chacune, vivons
Choix du temps, choix de production
Tous unis, nous vaincrons

Et vive les discussions
Stop, par chacun, par chacune, vivons
Discutons et décidons
Tous unis, nous vaincrons

La Marseillaise de la Double-Peine
air : la Marseillaise, écrite par Fatiha, la Mamie de la Double-Peine, 1998

Allons enfants de l'immigration
Le jour de gloire est arrivé
Contre Pasqua et sa tyrannie
Chevènement nous est arrivé (bis)

Entendez-vous dans vos cités
Mugir le féroce policier
Ils viennent jusque dans vos bras
Expulser nos fils et nos compagnons

Debout l'Immigration
Marchons main dans la main
Pour la, pour la, pour la Liberté
Et notre Dignité !

Méditterranée de Ras l'Front Nîmes

Méditerranée, où tous les peuples sont mêlés
Grecs ou turcs, de Marseille jusqu'au port d'Alger
Méditerranée, c'est ta culture qui fait rêver
Tes olives, tes épices, ton vin enchanté.

Depuis des temps immémoriaux on s'est croisé
Entre Italiens, Français, Marocains, Portugais
Que l'on soit né à Gênes, Athènes ou à Vitrolles
D'où que l'on vienne on avait tous le même sol
Mais aujourd'hui sur ces flots bleus passe un nuage
Si menaçant qu'il es urgent de se bouger

Méditerranée, c'est maintenant qu'il faut lutter
Pour le couscous et l'aïoli ou la paëlla
Méditerranée, c'est dans tes eaux qu'il faut noyer
Le racisme, le fascisme, pas les immigrés

La race pure, le droit du sang, on n'en veut pas
Nous, les échanges et les mélanges, on aime ça.
Car le danger, on le sait bien, c'est l'exclusion
La seule loi, l'emblème des cons
Pasqua, Millon, Blanc et leurs acolytes
Auront bientôt le retour du bâton.

Méditerranée, oui, c'est bien toi qui m'a donné
D'mes ancêtres, l'envie d'être homm' de sangs mêlés
Méditerranée, y'en a Ras l'Front des viles idées
Du FN, de sa haine, ENSEMBLE, IL FAUT LUTTER !

Montpellier
air : dans le port d'amsterdam, mars 2001

Dans les rues de Montpellier, on n'a pas fini d'râler
Le gros Frecshhh est passé, mais fallait s'en douter
Dans les rues de Montpellier y'aura des défilés
Des manifs endiablées contre ses beaux projets.

Dans les rues de Montpellier, les p'tits s'ront oubliés
Sans-papiers expulsés, non à la mendicité
Les artistes s'ront parqués dans des salles bien gardées
On en reprend pour 6 ans, mais les votants ont parlé

Dans les rues de Montpellier, si tu veux te loger
T'as qu'avoir du blé ou c'est le taudis assuré
Pour payer le tramway, les impôts, c'est parfait
Ils pourront les monter, les flics s'ront là pour cogner.

Dans les rues de Montpellier, tu peux pas te cacher
Les caméras sont partout, ils savent tout sur tout
Dans les rues, t'es fliqué, tu peux plus te balader
Quant à l'insécurité, c'est eux qui l'ont inventée.

La Mémoire de Papon
air : J'ai la mémoire qui flanche, novembre 97

J'ai la mémoire qui flanche
J'me souviens plus très bien
Comme j'étais un bon milicien
Les nazis m'aimaient bien
Tout entre nous a commencé
Sur les bords de l'Allier
J'étais zélé, j'ai bien bossé
Pétain m'a apprécié.

J'ai la mémoire qui flanche
J'me souviens plus très bien
Des papiers, j'en ai signé plein
Je remplissais des trains
Avec des juifs ? des résistants ?
P'têt' des juifs résistants.
J'étais zélé, j'ai bien bossé
Laval m'a bien aimé.

J'ai la mémoire qui flanche
J'me souviens plus très bien
Des marocains, des algériens,
J'en ai torturé plein
Du sale boulot, pas rigolo
Un boulot de salaud
J'étais zélé, j'ai bien bossé
Mollet m'a décoré.

J'ai la mémoire qui flanche
J'me souviens plus très bien
Après Vichy et les colonies
J'suis revenu à Paris
J'ai fait tuer des algériens
Et d'autres bons à rien
J'étais zélé, j'ai bien bossé
De Gaulle m'a remercié.

J'ai la mémoire qui flanche
J'me souviens plus très bien
Voilà qu'après toutes ces années
Ils m'ont abandonné
Croix d'résistant, légion d'honneur
J'croulais sous les honneurs
J'étais zélé, j'ai bien bossé
Je n'ai aucun regret ...

La Montpelliéraine
air : la Marseillaise, printemps 97

Allons enfants de la colère
Debout ! Debout, les prolétaires !
Travailleurs, chômeurs ou précaires
Prisonniers de la même galère (bis)
Entendez-vous tous ces menteurs
Payés par les profiteurs ?
Ils tentent par tous les moyens
De nous faire tous vivre comme des chiens.

Refrain (repris de la Marseillaise du peuple)
Chantons la liberté !
Défendons la cité !
Marchons, marchons !
Sans souverain,
Le peuple aura du pain !

Allons enfants de la galère
Debout ! Debout, les prolétaires !
Chômeurs, mendiants, jeunes et étrangers
Ce monde, il nous faut le changer (bis)
Entendez-vous tous ces voleurs
Banquiers, patrons, prédateurs ?
Ils veulent toujours plus de fric
Avec eux, ils ont les juges, les flics.

Allons enfants de la misère
Debout ! Debout, car c'est la guerre
. Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé (bis)
Entendez-vous dans les journaux
Rugir les vigiles, les faschos ?
Ils viennent jusque dans nos coeurs
Susciter la haine et la peur.

Parole, parole
air : La complainte des filles de joie de Georges Brassens, janvier 2004

Bien que tous ces politiciens (bis)
Se disent de bons citoyens (bis)
C'est bien tous les jours qu'ils nous vo-o-lent
Paro-o-le, paro-o-le,
C'est bien tous les jours qu'ils nous vo-o-lent

Regardez donc les 35 heures (bis)
Moins de travail, ce n'est qu'un leurre (bis)
Car les heur's sup c'est pour nos fio-o-les
Paro-o-le, paro-o-le,
Car les heur's sup c'est pour nos fio-o-les

Paraît qu'ils baissent les impôts (bis)
Mais rajoutent des taxes à gogo (bis)
Et c'est toujours nous qu'on s'y co-o-lle
Paro-o-le, paro-o-le,
Et c'est toujours nous qu'on s'y co-o-lle

L'économie doit refleurir (bis)
Les patrons toujours s'enrichir (bis)
Mais pour les emplois ça s'étio-o-le
Paro-o-le, paro-o-le,
Mais pour les emplois ça s'étio-o-le

Ils licencient à tour de bras (bis)
Pour faire leur beurre au Sri-Lanka (bis)
On chôme pendant qu'ils batifo-o-lent
Paro-o-le, paro-o-le,
On chôme pendant qu'ils batifo-o-lent

Sarko, Sellière, bande de racailles (bis)
Qui n'font que sonner la flicaille (bis)
Bientôt ça s'n'sera plus les bagnoles
Paro-o-le, paro-o-le,
Bientôt ça s'ra vous qu'on immo-ole

Passez la monnaie
air : Dans les prisons de Nantes

Dans ce pays de France
Passez la monnaie,
l'argent, les thunes et les biftons.
Dans ce pays de France
Y avait des braves gens (bis)

Toutes leurs économies
Passez la monnaie,
l'argent, les thunes et les biftons.
Toutes leurs économies
Ils les jouaient en Bourse (bis)

Puisqu'il est bien légal
Passez la monnaie,
l'argent, les thunes et les biftons.
Puisqu'il est bien légal
Du chômage s'engraisser (bis)

Ils disent qu'les p'tits Chinois
Passez la monnaie,
l'argent, les thunes et les biftons.
Ils disent qu'les p'tits Chinois
S'éclatent à travailler (bis)

C'est-y qu'pour être libre
Passez la monnaie,
l'argent, les thunes et les biftons.
C'est-y qu'pour être libre
Faut d'abord être esclave ? (bis)

Qu'est-ce qu'on attend ?
air : "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux?" de Ray Ventura, mars 2003

Qu'est-ce qu'on attend pour les fair' taire ?
Qu'est-ce qu'on attend ? Qu'ils nous enterrent,
Ces villepins, ces sarkozys,
Ces flics, ces keufs et toute la panoplie.
Depuis qu'ils ont repris les rênes,
Les matraques jonglent à perdre haleine,
Les p'tites bavures, ils n'en ont cure,
Qu'est-ce qu'on attend pour les fair' taire ?

Qu'est-ce qu'on attend pour les fair' taire ?
Qu'est-ce qu'on attend ? Qu'ils nous enferment,
Arrestations, puis expulsions,
Deviennent chaqu' jour leurs seul's motivations.
Les charters de nouveau en fête,
Tourbillonnent au dessus d'nos têtes,
Remplis d'maliens, ou de roumains,
Qu'est-ce qu'on attend pour les fair' taire ?

Qu'est-ce qu'on attend pour les fair' taire ?
Qu'est-ce qu'on attend ? Qu'ils nous enterrent,
Les p'tites fractures, les p'tites tortures,
Aux poulaillers de nouveau s'aventurent.
La prévention n'est plus de mise,
La répression leur seule devise,
Plus d'libertés, d'fraternité,
Qu'est-ce qu'on attend ? SOYONS REBELLES.

Qu'est-ce qu'on attend ? Soyons rebelles,
Qu'est-ce qu'on attend ? Ouvrons nos ailes,
Dans les ruelles, en ribambelle,
Luttons pour que l'état se démantèle.
Cette société, quelle poubelle,
A nous de la rendre plus belle,
En nous battant contre ces glands,
Il est grand temps, (bis)
Il est grand temps qu'on se réveille.

Que la guerre est douce
air : "Le loup, la biche et le chevalier" de Henri Salvador, mars 2003

Que la guerre est douce,
Se répétait l'oncle Sam.
En suçant son pouce,
Bush rêve du déclin d'Saddam.
Cette guerre si douce
Sauvera le Capital,
Les pauvres, ils s'en foutent,
Qu'ils s'effondrent sous les balles.

Les Etats-Unis sont aux abois,
Vers l'Irak voguent tous leurs trois mâts,
Oua, Oua, Oua, Oua
Mais les braves anglais sont toujours là,
Pour soutenir ces scélérats,
La, la, la, la

Les petites filles
Tomberont sous les gravats,
Hussein, quoiqu'ils disent,
Dans son palais restera.
Le peuple du Tigre
De son sang se videra,
Mais du désert vide,
L'or noir toujours giclera.

Oh, le vilain conte que voilà,
Bush, en Irak, tout détruira
La, la, la, la
Et tous les nantis, encore une fois, Applaudiront à ses exploits,
Oua, oua, oua, oua

Cette guerre indigne,
Nous devons l'arrêter là,
Que de toutes les villes
Retentissent des : Halte là !!
La Liberté prime,
Et c'est là notre unique choix.
S'ils persistent et signent,
Nous ne baiss'rons pas les bras (bis)

Régularisation
air : Aye Carmela, décembre 97

Debré ou Chevènement
Boum badaboum badaboum bam bam
Font le programme des fascistes
Aye Carmela, aye Carmela

Honte à ceux qui choisissent
Boum badaboum badaboum bam bam
La dérive nationaliste
Aye Carmela, aye Carmela

Pays des Droits de l'Homme
Boum badaboum badaboum bam bam
Seul'ment pour ceux qu'ont du fric
Aye Carmela, aye Carmela

On ne peut laisser faire
Boum badaboum badaboum bam bam
Nous accueillerons nos frères
Aye Carmela, aye Carmela

Régularisation
Boum badaboum badaboum bam bam
Pour tous ceux qui le demandent
Aye Carmela, aye Carmela

Faire la grève de la faim
Boum badaboum badaboum bam bam
Pour pas mourir sous la torture
Aye Carmela, Aye Carmela

Jospin et Constantin
Boum badaboum badaboum bam bam
Sont complices des assassins
Aye Carmela, Aye Carmela

Dow Jones ou CAC 40
Boum badaboum badaboum bam bam
Le même ordre nous condamne
Aye Carmela, aye Carmela

Camarades ministres
Boum badaboum badaboum bam bam
Dernière heure pour comprendre
Aye Carmela, aye Carmela

Cont'le capitalisme
Boum badaboum badaboum bam bam
Tous les Terriens solidaires
Aye Carmela, aye Carmela

Rendez-vous avec la thune
air : Le soleil a rendez-vous avec la lune de Charles Trenet, écrite par le chômeur-parolier Gaby, AC ! Rhône

Le chômeur a rendez-vous avec la thune
Mais la thune n'est pas là
Et le chômeur l'attend
Le chômeur ne demande pas la fortune
Seulement un rev'nu décent.

La thune est là, la thune est là, la thune est là
Et le chômeur ne la voit pas.
Elle est gérée, et gaspillée
Par une poignée d'privilégiés
Qu'a pas trop sué pour la gagner

Le chômeur a rendez-vous avec la thune
Et la thune n'est pas là
Et le chômeur comprend
Qu'il ne faut plus pleurnicher au clair de lune
Et qu'il faut lutter maintenant.

La lutte est là, la lutte est là, la lutte est là
Hommes et femmes privés d'emploi
Les salariés, les étudiants, les immigrés
Au coude à coude on va gagner ....

Le chômeur a rendez-vous avec la thune
Mais la thune n'est pas là
Et le chômeur la prend

Semaine sanglante
(autres couplets à ajouter selon le thème)

Nous voilà rendus aux évêques,
aux Jean-Paul II et aux Lefèbvre
Il va pleuvoir des eaux bénites
Les troncs vont faire un argent fou.
Jusqu'à quand les intégristes
vont-ils régir l'cours de nos vies
avec Travail, Famille, Patrie
comme au bon vieux temps de Vichy

A part des flics et des vigiles,
On ne voit plus dans les villes,
Que des chômeurs ou des précaires,
Des SDF ou des mendiants.
Le monde suinte la misère,
Les heureux même sont tremblants
La mode est au conseil de guerre,
Les riches contre les prolétaires.

Les gens de Bourse, les actionnaires,
Les exploiteurs et les vendus,
Les profiteurs de la misère,
Les complaisants, les parvenus,
Capitalistes planétaires
Et leurs larbins et leurs sicaires,
Grouillent comme un tas de verrues
Sur les cadavres des vaincus.

Ce Social là
air : Emilie, Emilia de Hugues Aufray, automne 2000

Refrain :
Socialos, ce social là  
Le joli résultat que voilà !
Pas beaucoup d'égalité, pas plus de fraternité
et de moins en moins de liberté !
Socialos, ce social là :
Le joli résultat que voilà !
Après le temps des fachos, puis celui des collabos,
voilà maintenant les socialos !

J'étais ouvrier, je travaillais quarante heures,
Je rêvais d'un avenir meilleur,
J'ai cru le P.S. qui disait changeons la vie :
Et me voilà chômeur pour la vie !

J'allais faire mes courses au super marché du coin,
Je n'avais pas beaucoup de sous,
Mais tout a changé Jospin m'a bien possédé :
Je n'ai plus de sous du tout !

Toute la journée j'attend au resto du coeur,
Pour avoir trois pommes de terre,
Il parait que c'est bien, que c'est le progrès social :
Mais je n'ai qu'un droit : me taire !

Les boites d'insertion me poursuivent sans arrêt,
Elles disent vouloir m'insérer,
Elles font du pognon en exploitant la misère :
Moi, je refuse de me faire XXXX !

XXXX à choisir parmi arnaqué, entubé, possédé, yuku lé lé ....

Socialauds
air : V'là l'bon vent, hiver 1998/99

Refrain : Socialauds ! Socialauds !
Gros salauds, mon banquier m'appelle !
Socialauds ! Socialauds !
Gros salauds, et l'huissier m'attend.

J'ai pas d'pognon pour mon loyer
Et pas d'oseille pour mon dîner
Refrain
Et pas d'oseille pour mon dîner
Le Père Lionel y doit trouver
Refrain
Le Père Lionel y doit trouver
Où sont planqués tous les lovets
Refrain
Où sont planqués tous les lovets
Le Père Trichet y doit raquer
Refrain
Le Père Trichet y va raquer
Et l'Père Fabius y doit cracher
Refrain
Et l'Père Fabius y va cracher
Le pognon on va le trouver
Refrain
Le pognon on va le trouver
On va taxer les financiers

Socialauds (2)
air : V'là l'bon vent, mai 2002

Refrain : Socialauds ! Socialauds !
Gros salauds, le FN m'appelle !
Socialauds ! Socialauds !
Gros salauds ... et Chirac m'attend.

Plein d'promesses pour nous faire voter (bis)
L'programme Chirac à l'arrivée (bis)

Des caméras pour nous fliquer (bis)
Quand on lutte pour l'égalité (bis)

Et des matraques pour nous casser (bis)
Quand on lutte pour la liberté (bis)

Mais où est la fraternité ? (bis)
Les pauv' ne peuvent plus se loger (bis)

Le capital s'est envolé (bis)
Toujours plus de précarité (bis)

Esclavage pour les sans-papiers (bis)
Plus besoin d'délocaliser (bis)

Impunité des financiers (bis)
Délit des pauv' exacerbés (bis)

Sur l'créneau d'l'insécurité (bis)
Au fond du trou vous êtes allés (bis)

C'est les fachos politisés (bis)
qui vont finir par gouverner (bis)

Le FN pour nous menacer (bis)
Et Chirac pour exécuter (bis)

Solidaires par milliers
air : Chanson du conseil pour le maintien des occupations, mai 68, février 2003

Raffarin à Matignon
Sarkozy à l'intérieur,
Que croyez-vous qu'ils vont faire ?
Sûr'ment pas du solidaire

Mais des flics, par centaines,
Des pandores, par milliers,
Mais des flics, des pandores
Par centaines et par milliers.

La misère est à nos portes,
Trop de gens déboussolés.
Que font-ils ? Ils les déportent,
Alors qu'il faudrait donner :

Des apparts, par centaines,
Des papiers, par milliers,
Des apparts, des papiers
Par centaines et par milliers.

Sous prétexte de morale,
Et de l'insécurité,
Ils flagellent notre idéal,
C'est à nous de résister.

Des manifs, par centaines,
Des slogans, par milliers,
Des manifs, des slogans
Par centaines et par milliers.

Leur beau monde est un bordel
Qu'il faut déstabiliser.
Inventons des passerelles,
Où nous pourrons exister.

Des forums, par centaines,
Et des teufs, par milliers,
Des forums et des teufs
Par centaines et par milliers.

A quand nos filles en nonnes,
Et nos gars émasculés,
Ils veulent nous dicter des normes,
Que nous n'accep'trons jamais.

Des amants par centaines,
Des étreintes par milliers,
Des amants, des étreintes
Par centaines et par milliers.

De libertés ils nous privent,
Bientôt des chaînes à nos pieds,
Prenons garde à la dérive,
Nous devons nous rassembler.

bis ( Libertaires par centaines,
Solidaires par milliers,
Libertaires, solidaires
Par centaines et par milliers. )

Terre d'accueil
air de la chorale, mars 2001

Ils ont crus qu'en venant ici
Bras ouverts ils s'raient accueillis
Voulant échapper aux carnages
Ils se sont échoués sur nos plages

Ref: Si une frontière décide qui est bon
Cette fourmilière est peuplée de cons
De cons assassins qui protègent leur terrain
suppliant leur dieu qu'on ne leur vole pas leurs biens

Au début on les a parqués
Ils ont crus qu'ils s'raient écoutés
Un par un on les a jugés
Puis décidé d'les expulser

Les journaliste en ont parlé
Pour faire bien dans l'actualité
Les politiques s'sont exprimés
Au cas par cas ils s'ront virés

Ref

Tremblez financiers et patrons
air : Chant du départ, novembre 97

La victoire en chantant
Et en menant la grève
La justice guidant nos pas
Et du nord au midi
La révolte se lève
Sonnant l'heure du prolétariat

Tremblez, financiers et patrons
Ivres de fric et de guerre
L'ouvrier proclame l'autogestion
Le paysan reprend sa terre
La révolution nous appelle
Car sans elle pas d'avenir
Et le peuple aspire à vivre (bis)
Le capitalisme doit mourir. (bis)

Vélo
groupe Chiche Montpellier, automne 2000

Les autos ça pue, ça sent la charogne
Les autos ça pue, ça tue, ça pollue
Moi mon p'tit vélo, il sent l'eau d'cologne
Moi mon p'tit vélo, il sent la laitue

La Vélorution (Sur l'air de Jingle bells)
Chorus :
Les autos, les autos,
C'est un vrai poison
La vélo, la vélo, la vélorution
Hey (bis)

Nous voulons pédaler,
sans se faire asphyxier,
sans se faire écraser,
sans se faire insulter
Nous en avons assez de
nous faire renverser
par ces tarés d'chauffeurs aux neurones enfumés

Chorus

Nous voulons pédaler,
sans se faire asphyxier,
sans se faire écraser,
sans se faire insulter
Nous en avons assez de
N'pas être respecté
Et des publicités
Pour leurs voitures de tarées.

Si j'avais une auto (Sur l'air de Si j'avais un marteau)
Si j'avais une auto,
Je serais un gros naze
Je lacherais les gaz,
Dans la gueule des vélos.
Je polluerais la Terre,
J'en aurais rien à faire.
J'abus'rais du klaxon, à fond,
J'emmerd'rais les piétons ...
Oh, oh, je serais un gros con !
Oh, oh, oh, oh (bis)

Auto ciao (Sur l'air de bella ciao)
Le jour se lève je me réveille
Auto ciao, auto ciao,
Auto ciao, ciao, ciao,
Le jour se lève je me réveille
Et je vois l'envahisseur !

O bicyclette emmène moi
Auto ciao, auto ciao,
Auto ciao, ciao, ciao,
O bicyclette emmène moi
Il faut virer les autos !

Car si l'auto, poursuit sa route
Auto ciao, auto ciao,
Auto ciao, ciao, ciao,
Car si l'auto, poursuit sa route
Nous allons tous dépérir !

Tous asphyxiés, tous écrasés
Auto ciao, auto ciao,
Auto ciao, ciao, ciao,
Tous asphyxiés, tous écrasés
Il nous faut nous révolter !

O bicyclette emmène moi
Auto ciao, auto ciao,
Auto ciao, ciao, ciao,
O bicyclette emmène moi
Pédalons pour la liberté !

J'ai un beau vélo (Sur l'air de J'ai du bon tabac)
J'ai un beau vélo,
Une belle bicyclette
Toi dans ton auto
Tu pues vraiment trop

Laisse ta caisse au garage (Sur l'air de Santiano)
Laisse ta caisse au garag' et prend ton vélo
Il fait beau, jette toi à l'eau
Tes rollers et un p'tit sac à dos
Ca muscle les fesses et les abdos

Tiens bon l'guidon, pas besoin d'gazoil
Il fait beau, jette toi à l'eau
Juste en appuyant sur les pédales
Nous allons virer toutes les autos

L'antibagnole (Sur l'air de la Carmagnole)
Monsieur le maire avait promis (bis)
Des pistes cyclables longues et jolies (bis)
Mais en réalité
Ya pas d'sécurité

Dansons l'antibagnole
A bas le son, à bas le son
Dansons l'antibagnole
A bas le son du klaxon

Monsieur le maire avait promis (bis)
Des beaux parks à vélos gratuits (bis)
Mais on attend aussi
Les bus et l'tram gratuits

Fêtons l'antibagnole
A bas le son, à bas le son
Dansons l'antibagnole
A bas le son du klaxon

Sur l'air de La Mauvaise réputation
Les vélos, rollers et piétons
Ont mauvaise réputation,
Si l'on stoppait la pollution,
Certains se f'raient beaucoup moins d'ronds.
On ne fait pourtant
de tort à personne
En voulant virer le bruit
des klaxons ...

Mais les lobbies n'aiment pas que
l'on veuill' respirer un peu mieux,
Non, les lobbies n'aiment pas que
l'on imagin' la ville sans eux.

Tout le monde va s'asphyxier.
Les pédégés, nous laiss' crever !

Au villag' pour aller chercher
Ses marmots son pain son Libé
Au lieu de marcher, pédaler,
On préfère son diesel douillet.
On ne fait pourtant
de tort à personne,
En voulant virer
le bruit des klaxons...

Mais les braves gens n'aiment pas
que certains les traitent de paresseux,
Non, les braves gens n'aiment pas
que l'on dise ce qui est bon pour eux.

Les écolos en ont assez,
Vélorution, hasta siempre !

Le visionneur des télés
air: Poinçonneur des lilas de Gainsbourg, mars 1999

J'suis l'visionneur des télés
Le gars qui r'garde et qu'on ne voit jamais
Je surveille les rues d'la ville
Les gens défilent
8 heures par jour 24 écrans
Pour moi la vie c'est noir et blanc

Devant mon mur d'aquariums
Je vois aller venir des petits hommes
Y a pas d'couleur ni de paroles
Dans mon sous-sol
Paraît qu'y a pas de sot métier
Moi j'mate la vie sur des écrans

Des écrans, des écrans, encore des écrans
Des écrans, des écrans, toujours des écrans
Y a d'quoi dev'nir dingue
De quoi prendre un flingue
Mais je reste comme un flan
Devant mes écrans
Des écrans, des écrans, toujours des écrans
Des p'tits écrans, des p'tits écrans ...

J'suis l'visionneur des télés
Big Brother chargé d'la sécurité
J'en ai marre, j'en ai ma claque
De ce cloaque
Pour tuer le temps, j'ai découvert
Que j'peux dormir les yeux ouverts

Pour m'surveiller, ils ont mis
Une caméra pointée sur moi aussi
Y a quelque part un vigile
Une aut'victime
Qui sur des écrans noir et blanc
Surveille tous les gardiens d'écrans

Des écrans, des écrans, encore des écrans
Des écrans, des écrans, toujours des écrans
Y a d'quoi dev'nir dingue
De quoi prendre un flingue
Mais je reste comme un flan
Devant mes écrans
Des écrans, des écrans, toujours des écrans
Des p'tits écrans (quater) ...

V'l'sale temps
air : V'la l'bon vent, février 2003

Ref : Militaires, va-t-en guerre
Fabricants de la misère
Marchands d'armes, de canons
Financiers, nous on vous dit NON

Bush en Irak veut guerroyer (bis)
Bien à l'abri dans son QG (bis)

Ses conseillers dans le passé (bis)
Ont accompli d'autres méfaits (bis)

Chili, Vietnam, Nicaragua (bis)
Et en Irak les revoilà (bis)

Pour les intérêts financiers (bis)
De leurs chers amis les banquiers (bis)

Au nom de dieu, au nom du Droit (bis)
Toujours tuer pour l'argent roi (bis)

Les chefs d'états ces hypocrites, (bis)
Que des conneries ils nous débitent (bis)

Mais ils sont prêts à envoyer (bis)
Leurs troupes sur leur ex-protégé (bis)

Car c'est bien eux qui ont armé (bis)
Saddam quand ça les arrangeait (bis)

Ils lui ont toujours bien vendu (bis)
Des armes autant qu'ils a voulu (bis)

Vous n'irez pas assassiner (bis)
Un peuple en toute impunité (bis)

Sachez qu'on a tous bien compris (bis)
Que votre credo c'est le profit (bis)

V'là les flics
air : le bon dieu dans la merde, mars 2003

Ref (bis): Racistes, violents, injustes
V'là les flics
Attention aux matraques

Les jeunes des cités
V'là les flics
S'en prennent plein la gueule
Police
Se font tuer par balles
V'là les flics
Se font tuer par balles

Refrain

Ensuite les sans-papiers
V'là les flics
S'en prennent plein la gueule
Police
Expulsions mortifères
V'là les flics
Expulsions mortifères

Refrain

Les squatteurs et teuffeurs
V'là les flics
S'en prennent plein la gueule
Police
Expulsion et saccage
V'là les flics
Expulsion et saccage

Refrain

Et les manifestants
V'là les flics
S'en prennent plein la gueule
Police
Attention aux provocs
V'là les flics
Attention aux provocs
Refrain

Et les bébés fichés
V'là les flics
sont pas des délinquants
à 3 ans
Non au signalement des enfants
Non au signal'ment des enfants

Y'a Chirac...
air : J'ai la rate qui s'dilate de Ouvrard, mars 2004

Y'a Chirac
Vieux macaque,
Qui se maque
Chez les Réacs,
En monarque,
Nous arnaque
Et se tape
De nos remarques.
Raffarin,
Son larbin,
Qui se plaint
De tout et rien :
Des chômeurs,
Des 35 heures,
Des chercheurs
Des jeun's beurs,
Des va-nu-pieds,
Des émigrés,
Des retraités,
Des alités.

Refrain :
Ah ! vraiment,
C'qu'il est puant
Votre gouvernement,
Qui agresse,
Nous oppresse,
Quand est-ce
Qu'on l'met en caisse ?

Sarkosy,
Ce pourri,
Qui se croit
Tout permis.
Il nous prie
D'êtr' bien gentil,
D'être soumis,
Sinon meffi.
Il se glisse,
Avec délice,
Dans les coulisses
De la Justice ;
Ces complices
De la police
S'enorgueillissent
De leurs sévices ;
Puis ses cognes
Nous bâillonnent,
Nous bastonnent
Sans vergogne.

Refrain

Francis Mer
Ce rastaquouère
S'indiffère
De notr' misère ;
Bachelot
L'écolo
D'ce marigot
Un vrai charlot !
L'UMP
Derrière Juppé,
Qui se complait
De ses méfaits ;
A l'assemblée
Elle fait valser
Sans regret,
Nos libertés ;
Enfin Sellière,
Roi des gangsters,
Légifère
Tout's nos affaires.

Refrain : (bis)

Y'en a Ras l'Front
air : Peuple aux armes, de Ras l'Front Nîmes

Tous solidaires sur cette terre
C'est notre espoir pour les peuples de demain
Contre la haine, cette idée reine,
Nous la combattons déjà sur tous les fronts

Il est des villes où des débiles
Ont pris parti pour le royaume des cons
Mais sur les places, ceux que l'on chasse
Proclament fort qu'ils en ont quoi ? Ras l'Front !

Même si tu doutes, si tu écoutes
Tous les discours qui appellent à l'exclusion
Dis-toi, peut-être, que tes ancêtres
Ont combattu pour notre libération.

Si l'on veut vivre et rester libres
Hors des cachots, des camps de concentration
Contre le racisme et le fascisme
Aujourd'hui, crions tous "Y'en a Ras l'Front !"

Y'en a Ras l'Sarko
air : Peuple aux armes, mars 2006

Tous solidaires sur cette terre
C'est notre espoir pour les peuples de demain
Contre la haine, cette idée reine,
Nous la combattons déjà sur tous les fronts

Et sur les ondes, tout ce beau monde
Ont pris parti pour le royaume des salauds
Mais sur les places, ceux que l'on chasse
Proclament fort qu'ils s'f'ront la peau de Sarko !

Même si tu doutes, si tu écoutes
Tous les discours qui appellent à l'exclusion
Dis-toi, peut-être, que tes ancêtres
Ont combattu pour notre libération.

Si l'on veut vivre et rester libres
Hors des cachots, des centres de rétention
Contre le racisme et le fascisme
D'son palais d'l'Elysée, nous le chasserons !


Chansons libres de droit, que ceux qui veulent les chantent !

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Date de création : 10 octobre 2001    Dernière modification : 10 mars 2006
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